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L'horizon, le sentier et le marécage

Mathieu St-Onge
1er Mars 2015

L'horizon, le sentier et le marécage

L'horizon, le sentier et le marécage. 

Je suis seul et tous les recoins ici sont visités. Des couloirs, des escaliers et des salles de classe vides. Je suis mon seul élève. Je m'assois à un pupitre différent pour chaque cour. Il y a tout un monde de différence entre la chaise qu'on balance contre le mur derrière et celle près de la fenêtre devant où je pourrais voir les jambes d'un professeur assis qui surveille. Il m'arrive même de faire le piquet devant le mur verdâtre pour me changer les idées. Je me fais réviser et respecter des livres de règles au contenu aride, aux pages sèches comme le désert, du noir sur vieux.

Le carillon. Il n'y a qu'un disque. Je sors aussi affamé qu'au matin, mais mon ventre est noué. Ma faim est domptée depuis longtemps, on ne peut pas dire que j'en souffre. Un peu de beige en galette, ça éteint le feu. Ça me débalancerait, trop de couleurs dans mon assiette.  

Je regarde toujours le coucher de soleil en sirotant une tisane d'herbes sauvages. Je dose un peu différemment chaque soir. Je n'y étais pas attentif depuis les premiers temps où je suis arrivé ici, mais plus de doute, tout devient plus embrouillé. Il ne restera bientôt plus de place dans le ciel pour contenir  mes soupirs. Le large disparaît. L'horizon n'est plus une option. Il m'arrive de dormir dans mon embarcation. J'ai décroché la voile pour m'en faire une couverture. À moins que ce soit mes yeux? 

Quand je ne suis pas à l'intérieur, je longe la berge jusqu'au bout de la source et je rebrousse chemin. Je ne peux aller plus loin, c'est trop marécageux. Ce sont des années d'inertie et de fin de cycles accumulés. Le vertige me prend dès que mon pied s'enfonce. Et toute cette matière informe a été ignorée, ou plutôt tenue dans l'ignorance trop longtemps, alors faut pas la secouer, elle aurait peur, j'y risquerais tout ce que j'ai de vie. 

Tiens je ne n'avais pas encore vu ce petit caillou, pourtant je regarde toujours ce que je piétine. On en découvre à tous les jours. C'est fou comme on est jamais trop attentif à ce qui nous entoure. Fou. 
__

Dimensions: 24 pouces par 30 
Acrylique, pâte de papier et tissu 
Écrivez-moi un message privé si ce tableau vous intéresse :) 

 

L'horizon, le sentier et le marécage
L'horizon, le sentier et le marécage
L'horizon, le sentier et le marécage
L'horizon, le sentier et le marécage
L'horizon, le sentier et le marécage
L'horizon, le sentier et le marécage
L'horizon, le sentier et le marécage
L'horizon, le sentier et le marécage

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